5.La cornée : colorations vitales et atteintes épithéliales
La cornée s'examine en lumière blanche puis après colorations vitales. La fluorescéine révèle les ruptures épithéliales et mesure le BUT ; le vert de lissamine colore les cellules dévitalisées et le mucus. La cotation suit des schémas standardisés (Oxford, NEI).

Kératite filamenteuse
La kératite filamenteuse associe des filaments de mucus et de cellules épithéliales adhérents, douloureux, fixant la fluorescéine à leur base ; elle témoigne d'une sécheresse sévère ou d'une souffrance épithéliale chronique.

Infiltrats cornéens périphériques
Les infiltrats catarrhaux, liés à une réaction immunitaire aux antigènes staphylococciques dans le cadre d'une méibomite, siègent en périphérie avec un intervalle de cornée claire entre l'infiltrat et le limbe. Ils se distinguent des infiltrats immunologiques systémiques (vascularites, connectivites), dont la reconnaissance impose un bilan général.

5.The cornea: vital stains and epithelial damage
The cornea is examined in white light and then after vital staining. Fluorescein reveals epithelial breaks and measures the BUT; lissamine green stains devitalised cells and mucus. Grading follows standardised schemes (Oxford, NEI).

Filamentary keratitis
Filamentary keratitis combines adherent, painful filaments of mucus and epithelial cells that take up fluorescein at their base; it reflects severe dryness or chronic epithelial distress.

Peripheral corneal infiltrates
Catarrhal infiltrates, related to an immune reaction to staphylococcal antigens in the setting of meibomitis, lie in the periphery with a clear corneal interval between the infiltrate and the limbus. They must be distinguished from systemic immunological infiltrates (vasculitis, connective-tissue disease), whose recognition mandates a systemic work-up.
